Les Tout Petits


Ateliers pour les Tout Petits :
Initiation à la musique (3 / 5 ans)

Articles :
L'effet Mozart
Les chansons nécessaires à l’enfant
La musique et les sens de l'enfant

eveilmusical
Éveil à la musique (3 / 5 ans)
img08
Les années d'éveil (3 / 5 ans) permettent aux enfants de découvrir le monde musical. L'approche pédagogique des ateliers hebdomadaires est faite grâce à des jeux et exercices amusants et diversifiés.

Objectifs pédagogiques
Atelier de 1 heure
 
    * Éveiller la curiosité musicale
    * Découverte des notes et des éléments de terminologie musicale
    * Apprendre à travailler en équipe
    * Découvrir les instruments de musique: piano, guitare, violon, percussions
    * Développer la capacité d'attention et de concentration
    * Apprendre à écouter, identifier et reproduire des sons
    * Apprendre des chants et comptines
    * Travailler le geste et la motricité et développer la souplesse du geste
    * Développer la savoir-être (attendre son tour, prêter, suivre des consignes)




img08
La musique chez les enfants.
enfant1
Il est prouvé qu’une éducation dans le domaine des arts augmente le potentiel d’apprentissage chez les élèves. Les écoles qui intègrent les arts et la musique à leur curriculum ont un taux de fréquentation plus élevé et un taux de décrochage plus bas.
 
Suite à une étude(1) utilisant des conditions méthodologiques rigoureuses, les résultats montrent que le QI des enfants du groupe des cours de musique augmente en moyenne de 7,6 points contre 4,3 points pour les enfants en théâtre ou autres cours artistique ou sportif. La musique a également des effets sur certains processus psychophysiologiques (ex. activation cérébrale, humeur positive, etc.) et neuropsychologiques (cortisol, dopamine, etc.). C’est ce qui est appelé L’Effet Mozart(2).
 
« Il existe un lien entre les élèves qui ont des compétences musicales et leur haut taux de motivation à obtenir du succès à l’école. » - Conseil de recherche norvégien pour la Science et les Sciences humaines
 
« Nous avons aujourd’hui une conscience claire et ferme de l’importance que revêt l’apport de l’esprit créatif dans la formation de la personnalité humaine, dans l’épanouissement des enfants et des adolescents. » - Federico Mayor, directeur général de l’Unesco
Références:
1- Schellenberg, E.G. (2004). Music lessons enhance IQ. Psychological Science, 15 (8), 511-514
2- Campbell, D. (1997). L’Effet Mozart : Les bienfaits de la musique sur le corps et l’esprit. 
img08
Les chansons nécessaires à l’enfant
Préface du livre-CD Apas de géant, Editions Didier Jeunesse, 2003.

Bien avant de naître, le bébé perçoit les sons de l’extérieur. Même filtrés, il sera capable d’en reconnaître certains après la naissance, en particulier les voix familières de sa maman et de sa famille. Tout juste né, les adultes s’adressent à lui d’une façon particulière, usant de grandes variations mélodiques, rythmiques ou intensives, dans la double intention de communiquer et d’éprouver avec lui un plaisir vocal. Les chansons qu’on lui adresse répondent à l’évolution de son développement, en même temps qu’elles transmettent des valeurs éducatives, sociales et culturelles. Dans les tout premiers mois, le bébé semble particulièrement sensible à la synchronisation des stimulations sensorielles. C’est pourquoi les jeux de doigts et de visage, les chansons à gestes, les jeux de balancement, sauteuses ou berceuses associent la voix à de nombreuses sensations, kinesthésiques, visuelles, tactiles ou proprioceptives. " Les premières chansons introduisent en douceur le nouveau-né aux signifiants des différentes parties de son corps, de l’univers qui l’entoure, de ses premiers besoins et de ses premières émotions ". L’index caresse le tour du visage ou chatouille le creux de la main, le pouce part en voyage en sautillant, le petit doigt a bien du chagrin ou joue au petit malin, l’annulaire ? (...) Les petits riens du quotidien côtoient les grands événements de la vie. Il y a un va et vient entre le corps et le symbolique, entre les sensations et le sens. La parole de l’adulte mise en scène intègre les premières expressions vocales de l’enfant, et la force de ces jeux repose sur la capacité de l’adulte à jouer, tant à se mettre en jeu (en retrouvant à l’occasion les émotions de son enfance) qu’à jouer avec l’enfant dans un échange de perceptions, de sensations, de regards, de sons et de gestes. La comptine, texte court et rythmé, oscille entre sens et non sens. A la frontière entre langage et musique, elle ne tarde pas à être utilisée par les enfants de deux à cinq ans, n’hésitant pas à inventer de nouveaux mots sur une mélodie connue, ou inversement. Visant à rendre moins difficile pour l’enfant le passage entre éveil et sommeil, présence et absence, la berceuse est aussi lieu de partage. Les paroles assurent que les parents ne disparaissent pas, transmettent des éléments de filiation. Dans l’espace intime de la chambre, l’adulte peut exprimer, en empathie avec son enfant, ses propres difficultés, la peur, l’ambivalence, des événements douloureux. La musique, telle un théâtre, met en jeu les conflits, les tensions et les détentes à travers chacun de ses paramètres. Elle permet un jeu des affects, elle est pleurs, nostalgie comme elle est rire ou fête, elle permet d’accéder à des expressions très subtiles que les mots n’arrivent pas toujours à traduire. Les paroles varient, la musique assurant le mouvement, la répétition, la stabilité. Que se passe t-il lorsque l’adulte chante un air de jazz, d’opéra ou une chanson d’amour ? La valeur éducative fait place à la valeur culturelle et purement esthétique. Le chant n’est plus médiatisé par le geste ou le jeu, il émerge du quotidien, et devient extraordinaire. L’adulte n’attend plus une réponse ou un écho de l’enfant qui l’écoute, il chante assurément, pour lui-même. C’est alors l’imprégnation tranquille. Il n’est pas rare que la fin du chant se ponctue d’un " encore ! " et que l’enfant donne de sa voix à l’écoute de la seconde version. Il est touché par la musique au-delà de celui qui lui parle, par le phrasé musical, la construction rythmique ou la couleur de la voix. La relation affective qui sous-tendait un jeu chanté est remplacée par la seule qualité expressive du chanteur et le développement du style. Ce qui " passe " est un véritable message, une histoire d’amour entre l’interprète et " sa chanson ", à ce moment là, offerte à l’enfant qui est là. Cette passion peut passer en quelques secondes, quelques minutes, le temps s’arrête et l’enfant reprendra parfois quelques éléments de ce chant longtemps après. L’intensité de cet instant musical s’est inscrite dans la mémoire du tout petit qui, bien sur, ne manquera pas de manifester sa joie ou son intérêt dès que la musique se représentera. La création de chansons enfantines aujourd’hui, ne doit pas nous faire oublier la transmission que chaque parent peut assurer en osant chanter tout simplement ce qu’il aime à son enfant. Tout parent peut lui transmettre l’essentiel d’une attitude esthétique, le style et la passion. 


La musique et les sens de l'enfant
img08
SENSORIALITE ET MUSIQUE
 
S'il est un temps où l'enfant est particulièrement sujet, acteur de son propre éveil et créateur de messages pour qui veut les percevoir, il s'agit de la vie pré et post-natale. Premier moment magique où, baigné de sensations multiples au coeur de la matrice, dans une interaction constante avec la vie de sa maman, l'enfant grandit et se construit. On parle ensuite d'interactions précoces, en décrivant ces moments où la mère, le père, attentifs et émus, font connaissance avec l'enfant qu'ils viennent de mettre au monde. Le professeur Ajuriaguerra (cité par Monique Robin, 1991, p. 62), étudiant la fonction du regard, dit de cet enfant qu'il est "créateur de mère". La sensorialité auditive et la sensibilité musicale vont se tisser pour enrichir ces premiers échanges entre l'enfant et ses parents.
 
In utero
 
Le domaine de la perception intra-utérine s'est largement étayé grâce aux recherches menées ces vingt dernières années. D'une simple constatation que l'enfant "entendait" avant de naître, on tend à rentrer aujourd'hui dans le détail de ses performances auditives. On sait que tous les systèmes sensoriels sont matures anatomiquement in utéro, que le milieu intra-utérin est baigné de bruits qui proviennent de la mère et de bruits de l'environnement extérieur. Selon Jean Pierre Lecanuet (1995, p. 9), "l'utérus est un endroit relativement tranquille, les pressions moyennes étant comparables à celles généralement rencontrées à l'extérieur". Plusieurs expériences se sont attachées à montrer l'influence des stimulations sonores sur le développement de la sensibilité auditive : "La privation auditive induirait principalement un retard dans le développement de la sensibilité auditive, le dommage serait réversible si la privation ne concerne pas une période critique. D'un autre côté, l'exposition prolongée à des environnements sonores sélectivement enrichis - et qui n'induisent aucun trauma acoustique - semblent faciliter certaines tâches de discrimination. Ainsi, on peut supposer que les sons atteignant l'oreille foetale peuvent contribuer au modelage structurel et fonctionnel de la voie auditive" (Ibid., p. 39). Grâce aux expériences auditives reposant sur l'habituation (apparition de réponses motrices ou cardiaques et disparition de ces réactions due à la répétition), on a pu entraîner les foetus à la reconnaissance de certains stimulus (histoire, extrait musical,...).
 
Après la naissance
 
De nombreuses recherches (citées par Mechthild Papousek, 1995, p. 103) montrent les effets, après la naissance, de certaines stimulations sonores perçues avant la naissance, voire des préférences manifestées par l'enfant. Effet apaisant des bruits intra utérins ou de toute structure acoustique "voisine" de ce bruit, préférence auditive pour la voix maternelle, pour une mélodie familière, pour la prosodie d'un texte familier et pour la langue maternelle.
 
Des travaux récents mettent aussi en évidence les capacités des nouveau-nés à discriminer, reconnaître, voire préférer certaines caractéristiques des sons, de la parole ou de la musique. Le tout petit bébé s'avère extrêmement sensible aux modifications des attributs du son ; la fréquence, l'amplitude, le spectre de la fréquence, les éléments temporels et les rythmes. (Ibid., p. 102)
 
Ces recherches viennent confirmer ce que les parents partagent intuitivement ou de façon implicite avec leur bébé. Elles apportent également des informations qui peuvent influencer nos modes d'éducation. Les premières expériences musicales amplifient l'importance des échanges par rapport aux seules capacités des enfants. L'enfant vient de naître, les paroles qui lui sont adressées chargées de sens et d'émotion, se mettent d'emblée à chanter. L'enfant aussi s'exprime par toute une gamme de sonorités, allant du cri au tout premier babillage.

MUSIQUE ET COMMUNICATION
 
Premières interactions vocales
 
Parmi les caractéristiques du discours adressé au nourrisson, on observe un élargissement de la fréquence habituelle, une élévation de la hauteur des sons, des mélodies qui mettent en valeur les voyelles en les prolongeant par d'importantes modulations, un contour mélodique simplifié, un tempo ralenti, la longueur des silences augmenté, le rythme bien marqué, des séquences de chuchotements et l'usage d'une voix palatale (cité par Mechthild Papousek, 1995, p. 107). Les adultes procèdent comme s'ils voulaient se faire comprendre du bébé et utilisent à cet effet tous les moyens techniques dont ils disposent. Dans le même temps, ceux ci se mettent au "diapason" de l'enfant en adaptant leurs stimulations vocales, visuelles, faciales et tactiles à sa capacité à percevoir, en respectant ses préférences, ses désirs, en jouant avec les premiers sons qu'il émet (...).
 
 
Premiers jeux sonores
 
Des formes musicales émergent de ces premiers jeux, écho, miroir sonore, canons syllabiques. Selon les analyses interculturelles, "les canons syllabiques comme dadada ou mamam sont susceptibles d'être communs à toutes les langues vivantes du monde. Ils représentent les unités minimales universelles des langues parlées" (Ibid., p. 121). Cette nouvelle forme de jeu va introduire la répétition et la superposition de mots, de mélodies et de rythmes. Ces premiers jeux syllabiques vont s'étendre au répertoire des chansons, comptines, jeux de doigts. Les mots se mettent à vivre grâce à l'imaginaire d'une histoire, la qualité des sonorités, les rythmes et les mouvements, les sensations corporelles et kinesthésiques... Chaque chanson est le creuset d'une histoire sensorielle que l'enfant va aimer retrouver, interpréter à son tour, à sa façon et avec les moyens dont il dispose. Un chatouillis, un balancement, un mouvement des mains, une syllabe, quelques notes d'une mélodie.
 
Voix entendue et accordage
 
La voix, celle des parents ou d'un adulte, celle dont l'enfant joue en écho, occupe une place intermédiaire, est à la fois matière et support d'une relation. Pour Marie France Castarède (1991, p. 86), le babytalk est à la fois langue du bébé et "parler bébé" que les adultes emploient pour s'adresser à lui : "La mère régresse avec son enfant dans un véritable état de grâce (...) Plus que d'enseigner la langue, elle tente de communiquer par sa voix. (...) Pour parvenir au langage, l'enfant doit être accueilli dans sa manière à lui de se dire et de communiquer, qui n'a rien à voir avec la langue parlée autour de lui. Il ne s'approprie la parole commune à tous que s'il a d'abord été reçu dans sa propre voix".
 
Dans une certaine mesure, le musicien ou toute personne jouant de la musique avec un enfant, plus que de comprendre, tente d'interpréter les premiers jeux sonores, émotions musicales de l'enfant. Par les sons, le musicien traduit ou prolonge un mouvement, un sourire, une expression de l'enfant. Il se met dans la position de ressentir ce qu'éprouve l'enfant pour communiquer en retour sa musique du moment.


Référence: Les bébés et la culture, Eveil culturel et lutte contre les exclusions, Coordination Olga Baudelot et Sylvie Rayna, INRP - L'Harmattan, Coll. CRESAS N° 14, 1999, pp. 53 - 65.


enfant2





maestro2
66 St-Antoine Sud
Granby, Québec. J2G 6W5
Téléphone: 450-360-0770
Info-Ligne : 450-378-0864
info@maestromusique.net